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Kindu Sexy

Guide

Parler à son partenaire d'une envie nouvelle, sans drame

Une carte de guide Kindu Sexy dans le dégradé rose-pêche, intitulée « Parler à son partenaire d'une envie nouvelle, sans drame ».
Une carte de guide Kindu Sexy dans le dégradé rose-pêche, intitulée « Parler à son partenaire d'une envie nouvelle, sans drame ».

Le difficile n'est jamais la chose elle-même. C'est d'ouvrir la conversation sans qu'elle arrive comme une plainte sur tout ce qui a précédé.

6 min de lecture

Dans cet article
  1. Choisissez exprès la mauvaise pièce
  2. Demandez avant de dire
  3. Formulez cela comme une curiosité, pas une correction
  4. Demandez un peut-être
  5. Traitez un non comme une information
  6. Laissez un jeu poser la question

En bref

Parlez-en hors de la chambre, formulez-le comme une curiosité plutôt qu'une insatisfaction, demandez un peut-être au lieu d'un oui, et traitez un non comme une information.

Il existe un silence particulier, celui qui s'installe quand une personne d'un couple veut proposer quelque chose et ne sait pas comment. Il porte rarement sur la proposition. Il porte sur la phrase implicite en dessous, que l'autre entendra presque à coup sûr : ce qu'on fait ne suffit pas.

Cette phrase est en général fausse, et c'est toujours la première chose à traiter.

Choisissez exprès la mauvaise pièce

N'en parlez pas au lit. Ni avant, ni après.

Au lit, tout ce que vous dites est entendu comme un retour sur ce qui se passe dans cette pièce. Une demande faite là arrive avec un verdict attaché, aussi soigneusement soit-elle formulée, et votre partenaire passera la semaine suivante à chercher ce qu'il a mal fait.

Abordez-le dans un lieu neutre et légèrement occupé : une promenade, la voiture, la vaisselle. Côte à côte vaut mieux que face à face. Le contact visuel transforme une question légère en question sérieuse, et vous voulez qu'elle reste légère le plus longtemps possible.

Demandez avant de dire

L'ouverture la plus forte n'est pas une déclaration sur ce que vous voulez. C'est une question sur ce que l'autre veut.

« Y a-t-il quelque chose que tu as eu envie d'essayer et dont on n'a jamais parlé ? » fait deux choses à la fois. Cela signale que c'est une conversation partagée et non une requête, et cela veut dire que la première personne à se rendre vulnérable n'est pas forcément vous.

Si l'autre répond, écoutez vraiment et n'échangez pas immédiatement. Échanger transforme la chose en négociation. Laissez sa réponse exister quelques minutes avant d'ajouter la vôtre.

S'il ou elle dit non ou ne trouve rien, ce n'est pas grave. Vous avez quand même établi que le sujet est ouvert, ce qui représente l'essentiel du travail.

Formulez cela comme une curiosité, pas une correction

La formulation qui marche : je suis curieux de X.

Celles qui ne marchent pas : on ne fait jamais, tu fais toujours, j'aimerais bien qu'on puisse enfin. Toutes les trois décrivent un manque, et un manque a besoin d'un responsable.

La curiosité ne menace pas parce qu'elle n'exige pas que quoi que ce soit ait été raté. Elle est aussi honnête. La plupart du temps vous n'êtes pas insatisfait, vous êtes intéressé, et la conversation est difficile précisément parce que le vocabulaire la tire sans cesse vers l'insatisfaction.

Soyez précis sur la chose et vague sur le délai. À « un jour », on dit oui bien plus facilement qu'à « ce soir ».

Demandez un peut-être

Ne demandez pas un oui.

Un oui engage à faire quelque chose à quoi l'autre n'a pas réfléchi. Un peut-être engage à y réfléchir, ce qui est tout ce dont vous avez besoin à ce stade et une demande bien plus petite.

« Tu n'as pas à répondre maintenant » est un vrai cadeau dans cette conversation. Cela retire la pression de réagir instantanément, et les réactions instantanées à des propositions inattendues sont massivement prudentes.

Laissez une semaine. Puis demandez une fois, légèrement, et acceptez ce qui revient.

Traitez un non comme une information

Certaines réponses seront non. Un non n'est pas un échec de la conversation ; c'est la conversation qui fonctionne.

Ce qui compte, c'est ce que vous en faites. Demandez sur quoi porte le non, une fois, puis arrêtez. Parfois c'est la chose elle-même. Souvent c'est le cadre, le moment, ou un détail précis qui pourrait être différent. Un non à « dans le jardin » n'est pas un non à l'idée, et vous ne le saurez jamais si vous prenez le premier non pour définitif et vous taisez.

La seule chose à ne pas faire est d'y revenir sans arrêt. Redemander transforme une limite en test de résistance, et cela vous coûtera plus cher que ne valait la chose.

Laissez un jeu poser la question

Il y a une raison pour laquelle les jeux à propositions fonctionnent chez les couples que cette conversation embarrasse : c'est la proposition qui suggère, pas vous.

Quand c'est une carte qui pose la question, personne n'a à se porter volontaire, personne n'a à l'assumer, et dire « non, la suivante » ne coûte rien. C'est une façon moins risquée de découvrir où sont les vraies limites, et cela fait remonter des choses qu'aucun de vous n'aurait abordées à froid.

Cela ne remplace pas la conversation ci-dessus. C'est un bon moyen de savoir quelles conversations valent la peine d'être menées.

Questions sur ce sujet

Quel est le pire moment pour en parler ?

Juste après le sexe, et au milieu d'une dispute. Les deux moments attachent la demande à un jugement sur ce qui vient de se passer, ce qui est précisément la lecture que vous voulez éviter.

Et si mon partenaire réagit mal ?

Laissez reposer. Une première réaction à une demande inattendue est surtout de la surprise, pas une réponse réfléchie. Revenez-y une fois, calmement, une semaine plus tard, et prenez la deuxième réponse pour la vraie.

Dois-je commencer par ce que je veux ou demander d'abord ?

Demandez d'abord si vous pouvez le faire sincèrement. Cela rend la conversation mutuelle au lieu d'en faire une requête, et il est bien plus facile de répondre honnêtement quand on ne réagit pas à l'idée de l'autre.

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